Il y a une grande différence, un fossé immense entre mourir et être séparé de Dieu.
Pour beaucoup de chrétiens, ces deux réalités se confondent encore. La mort est perçue comme une menace absolue, comme un moment d’incertitude où tout pourrait basculer. Certains vivent même leur foi avec la peur permanente de perdre Dieu, comme si leur salut dépendait de leur capacité à rester suffisamment fidèles jusqu’à leur dernier souffle.
Pourtant, lorsque Jésus dit à Marthe : « Celui qui vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » (Jean 11.26), il ne lui propose pas une formule pour se rassurer. Il lui révèle une réalité.
La véritable mort n’est pas celle que nous imaginons
La véritable mort n’est pas d’abord celle du corps.
Le corps s’épuise. Il vieillit. Un jour, il retourne à la poussière. Mais ce n’est pas cela qui constitue la tragédie ultime. La véritable mort est d’être séparé de Dieu. C’est cette séparation que le péché a introduite. C’est cette séparation que Christ est venu abolir.
C’est précisément pour cela que l’Évangile est une bonne nouvelle.
Notre salut repose sur l’œuvre du Christ
En Jésus-Christ, celui qui croit n’est plus un étranger devant Dieu. Il n’est plus un condamné en attente d’un verdict. Il est réconcilié avec son Père.
Et cette réconciliation n’est pas provisoire.
Elle ne dépend pas de nos performances spirituelles. Elle ne fluctue pas selon notre état émotionnel. Elle ne disparaît pas au moindre échec.
Elle repose sur l’œuvre parfaite de Jésus.
Nous avons parfois tendance à parler de notre relation avec Dieu comme d’une chose fragile, qu’un faux pas pourrait briser définitivement. Pourtant, le Nouveau Testament emploie des images beaucoup plus fortes.
Nous sommes membres du corps de Christ.
Nous sommes unis à lui.
Nous sommes ses enfants.
Nous sommes son peuple.
Ces images ne décrivent pas une relation précaire, mais une union profonde, voulue par Dieu lui-même.
Si notre salut dépendait de notre propre capacité à nous accrocher à Dieu, nous aurions effectivement toutes les raisons de trembler.
Mais la bonne nouvelle est que c’est Dieu qui nous tient.
Rien ne peut nous séparer de Dieu
Notre espérance ne repose pas sur la force de notre foi, mais sur la fidélité de Celui en qui nous avons placé notre foi.
Le Saint-Esprit demeure en nous.
Il ne nous visite pas seulement de temps en temps. Il fait de nous son habitation.
Et si Dieu lui-même a choisi de faire sa demeure en nous, qui pourrait venir nous arracher à lui ?
Notre assurance ne vient donc pas de nous-mêmes.
Elle vient de Christ.
Il est vivant.
Et parce qu’il est vivant, ceux qui lui appartiennent possèdent déjà sa vie.
La vie éternelle n’est pas seulement une promesse pour plus tard. Elle commence dès maintenant. Celui qui croit est déjà passé de la mort à la vie.
C’est pourquoi le chrétien peut regarder l’avenir sans vivre dans une angoisse permanente.
Il peut traverser les saisons de doute, les combats, les chutes et même la perspective de la mort physique sans perdre cette certitude : rien ne pourra le séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ.
Une assurance qui produit la paix et non l’orgueil
Cette assurance n’encourage ni la négligence ni l’orgueil.
Au contraire, elle nourrit la reconnaissance.
On ne cherche plus à obéir pour conserver l’amour de Dieu. On apprend à obéir parce que l’on vit déjà dans cet amour.
Quelle paix cela apporte !
Nous n’avons plus besoin de vivre comme des serviteurs terrifiés à l’idée d’être renvoyés de la maison. Nous pouvons vivre comme des enfants qui savent à qui ils appartiennent.
Alors revenons à la question de Jésus.
« Crois-tu cela ? »
Car toute la différence est là.
Si nous croyons réellement que notre vie est désormais cachée avec Christ en Dieu, alors nous pouvons avancer avec une profonde sécurité.
Certainement pas parce que nous sommes forts.
Mais parce que celui qui nous a sauvés est fidèle.
Pour aller plus loin
Si tu vis dans la peur constante de perdre ton salut, prends le temps de te demander d’où vient cette peur.
Vient-elle de ce que Jésus a réellement enseigné ?
Ou vient-elle d’enseignements qui t’ont appris à regarder davantage tes performances que son œuvre accomplie ?
Car l’Évangile n’appelle pas le croyant à vivre dans l’insécurité.
Il l’appelle à demeurer dans la confiance.
Et si on en parlait…
Tu te reconnais dans ce que tu lis ?
Si tu ressens le besoin d’en parler, je propose un espace d’accompagnement chrétien pour t’aider à y voir plus clair.