Il y a des moments où l’inquiétude devient un moteur.
On veut tellement résoudre un problème qu’on cherche frénétiquement une solution, partout, tout le temps. On interroge nos pensées comme on fouillerait une maison sens dessus dessous à la recherche d’un objet perdu.
Mais cette frénésie là ne mène nulle part. Elle ne donne pas la paix. Elle épuise. Elle fait perdre le sommeil. Elle rend malade, parfois littéralement.
Soyons honnêtes. Qui parmi vous a déjà vu une solution claire émerger d’un esprit troublé ? Est-ce que l’agitation mentale a déjà fait jaillir la sagesse, la paix, ou même juste une bonne idée ? Non. Bien au contraire.
L’inquiétude, malgré ses airs de « stratégie responsable », est souvent un leurre. Elle t’use, elle t’épuise, et pire encore : elle t’empêche d’entendre. Oui, elle t’empêche d’entendre cette voix paisible et douce — celle de Dieu — qui seule peut te montrer le chemin à suivre.
Le Christ nous appelle à ne pas nous inquiéter. Ce n’est pas un simple conseil. C’est une condition pour rester en lien avec lui. La paix intérieure n’est pas un luxe spirituel. C’est un canal, une connexion, une ligne directe. C’est dans cette paix que nous recevons la révélation, l’éclairage, la direction.
Souviens-toi de la multiplication des pains. Avant le miracle, il y a une instruction :
« Il leur ordonna de s’asseoir sur l’herbe. » (Matthieu 14:19)
Autrement dit : calmez-vous. Restez là. Attendez. Dans le calme, le miracle se prépare.
Trop souvent, nous ressemblons à Marthe.
Pleine de bonne volonté, de sens des responsabilités, mais débordée, irritée, stressée. Elle voulait bien faire. Elle voulait accueillir, nourrir, honorer Jésus. Mais elle s’agitait dans tous les sens. Sa sœur Marie, elle, a choisi autrement. Elle s’est posée. Aux pieds de Jésus. Elle a écouté.
Et quand Marthe se plaint, Jésus ne valide pas sa frustration. Il l’interpelle avec douceur, mais fermeté :
« Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et tu t’agites pour beaucoup de choses. Une seule chose est nécessaire. » (Luc 10:41-42)
Marie a choisi le meilleur. Et ce qu’elle a reçu ne lui sera jamais enlevé.
Tu vois, la paix ne nous est pas donnée comme un effet secondaire de la résolution des problèmes. Elle précède la solution. Elle en est même la condition. La Parole est claire :
« Vous serez sauvés uniquement en vous tournant vers moi et en restant calmes. Votre seule force, c’est de rester tranquilles et de mettre votre confiance en moi. » (Ésaïe 30:15, PDV)
Ce que tu reçois dans le calme, en te mettant à l’écoute, est plus qu’une réponse ponctuelle. C’est une clé. Une sagesse qui t’équipera pour aujourd’hui et pour demain. Un miracle intérieur qui résiste aux tempêtes. Ce n’est peut-être pas spectaculaire, mais c’est solide. Inébranlable.
Alors la prochaine fois que le stress monte, que les pensées tournent en boucle, que tu veux à tout prix « trouver une solution », pose-toi cette question :
Et si le calme était déjà la solution ?
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