Tu as entendu tant de choses
au fil des années.
Tu as appris, intégré, porté
des paroles qui n’étaient pas toujours vraies.
Des récits tronqués.
Des demi-vérités déguisées en sagesse.
Avec elles, tu as marché.
Par moments, tu as avancé.
Par moments, tu as reculé.
Souvent, tu as tourné en rond,
fatiguée d’espérer sans être rassasiée.
Jamais vraiment comblée.
Toujours en quête de liberté.
Cherchant une raison de vivre,
la joie d’aimer sans crainte,
la force de pardonner sans te perdre.
On t’a trop souvent appris
à accepter l’inacceptable.
À normaliser ce qui blesse.
À appeler maturité
ce qui n’était parfois que résignation.
On t’a parfois enseigné
à penser l’impensable,
à faire taire ta soif intérieure.
Mais on ne t’a pas appris la joie véritable.
Celle qui ne dépend pas des circonstances.
On ne t’a pas appris la paix
qui garde le cœur quand tout vacille.
On ne t’a pas appris la foi
qui s’ancre dans la fidélité de Dieu,
et non dans tes performances.
Alors te voilà,
comme une terre desséchée,
soupirant après l’eau de pluie,
celle qui pénètre en profondeur
et redonne la vie.
Lâche prise, mon âme.
Arrête de te nourrir de citernes fissurées.
Viens boire à la source de vie,
à l’Amour vivant de Jésus-Christ,
celui qui ne trompe pas,
celui qui ne se tarit pas.
Crois.
Et réjouis-toi.
Choisis la vie,
à cause de Celui qui ne ment pas,
de Celui qui ne change pas,
de Celui qui ne tombe pas.
Oh mon âme,
crois-le et réjouis-toi.
Oui, mon âme,
parle,
élève ta voix,
et pousse des cris de joie.
Choisis la vie.
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